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Le Temps Pascal

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Il y a 85 ans, on pouvait lire dans la feuille paroissiale du 15 mars 1928, la Méditation de Pâques suivante :

« Ne sois pas incrédule mais crois » Jean XX, 28-29

Le soleil radieux du premier matin de la Pâque chrétienne venait de projeter sa lumière divine sur le tombeau vide. Le ressuscité s’était montré à Marie-Madeleine, puis à Pierre, puis à Jean et aux autres disciples. Thomas seul n’était pas présent, et quand il revint, les disciples lui annoncèrent la grande nouvelle : « Nous avons vu le Seigneur, il est ressuscité! ». Mais Thomas ne voulut point croire, et leur dit : « Si je ne mets pas ma main sur les marques des clous et sur son côté, je ne croirai pas ».

19-04-05-011Quelques jours après, Jésus lui-même se montre de nouveau aux disciples et à Thomas, et lui dit : « Mets ici ton doigt et regarde mes mains, avance aussi ta main et la mets dans mon côté, et ne sois pas incrédule, mais crois! ».  Et Thomas s’écria : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Cette scène révèle chez Thomas un état d’âme que nous connaissons bien, chercher des preuves visibles de la foi, faire de nos yeux et de notre raison la condition même de la vérité, subordonner l’invisible au visible, faire de son jugement à vues si courtes et si bornées la règle de la vérité. Nous déclarer égaux et même supérieurs à la vérité, c’est très humain, mais d’une humanité un peu inférieure, et le Christ tout en ne dédaignant pas d’accorder à Thomas les preuves qu’il demandait, a ajouté: « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru! ».

La foi reste donc supérieure à la vue.

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A noter : Culte de Pâques du 31 mars 2013 au Temple du Raincy, avec Sainte Cène – Pasteur Marianne Guéroult.